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jeudi 30 avril 2020, par Alex Branchet

Assemblée générale 7 mars 2020

Belle fréquentation de l’Assemblée générale annuelle statutaire, puisque, avec 60 présents précisément, nous avons accueilli, le samedi 7 mars dernier, plus de 30 % de nos membres inscrits .

L’A.P.M.C. a ainsi exprimé une fois de plus sa réconfortante bonne santé.

Dommage que certains invités, dits « de marque », n’aient pas daigné se joindre à nous cette année encore !...

Merci à d’autres qui sont venus nous manifester leur soutien.

Notre club, par l’esprit convivial qui y règne, par son dynamisme aussi, par les services qu’il offre à ses adhérents, marque de plus en plus l’actualité et le paysage Capbretonnais et a pris une place significative dans le concert des associations locales « agissantes ».

Plusieurs nouveaux adhérents étaient présents, nous leur souhaitons la bienvenue.

Dans son rapport moral et d’activité, le Président Alex Branchet, en plus de la riche rétrospective de l’ensemble des événements qui ont émaillé l’année 2019, a réitéré ce qui fait l’originalité de l’A.P.M.C., c’est à dire son souci de promouvoir une pratique de la pêche respectueuse, raisonnée et donc durable.

Dans cet esprit il a rappelé les remous suscités tout au long de la côte Aquitaine l’an passé par le débarquement de plus de 3 tonnes de thons blancs pêchés dans le cadre d’un concours entre plaisanciers !

Ce genre de chose n’est plus possible, est très mal perçu par l’opinion publique, et plus encore par les pêcheurs professionnels !

C’est pourquoi nous avons entièrement retravaillé le règlement de notre concours régional de pêche aux thonidés, que nous disputons traditionnellement à la fin de chaque été, et qui est avant tout pour ses participants une occasion de rencontre, prolongée par un repas convivial entre amis des clubs d’Hendaye, Anglet, Mimizan, Arcachon, et Capbreton.

Si, dans ce contexte particulier, l’édition 2019 a été annulée, nous renouerons cette année avec cette compétition sans prétention, soumise à un règlement particulier qui prévoira un maximum de débarquement de 15 poissons d’une taille minimale de 75 cm ( poissons entre 8 et 10 kilos ) par bateau.

Il s’inscrira dans le calendrier des animations à venir sur lesquelles nous reviendrons dès que leurs dates auront été établies, ce qui ne saurait tarder.

Pour en savoir plus sur le bilan 2019, vous pouvez prendre connaissance ci-après du rapport moral du Président.

De son côté, Patrick Lajujouse, jusqu’ici trésorier-adjoint et, depuis peu, secrétaire général, car René Lacaze, trop éloigné de la côte pour pouvoir participer à nos réunions régulières a souhaité passer la main, a présenté un bilan financier très positif.

Il nous semble opportun de préciser que si le Club dispose de quelques réserves, c’est bien sûr dans la perspective d’aménager un futur club house !...

Un tel équipement nous permettrait d’assurer sur le port une animation permanente, aussi bien au profit de nos membres que du grand public, avec un calendrier de réunions axées sur des thématiques particulières intéressant une large audience débordant de notre activité interne.

Au fil des débats qui suivirent, il fut question du port, du coût exponentiel des anneaux depuis peu d’années, ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir de celui de Capbreton, lorsqu’on sait que les jeunes générations n’accordent pas grand intérêt à la plaisance - le ski est pareillement concerné ! - phénomène dont il faudrait anticiper d’ores et déjà les conséquences.

Autre souci : la dangerosité de la passe, qui s’accentue au fil de son ensablement. De nombreuses vidéos en témoignent régulièrement.

Enfin, nous assistons inquiets et impuissants à l’érosion galopante des populations de poissons qui fréquentaient la côte landaise par le passé. Elles se sont littéralement effondrées en peu d’années.

Souhaitons donc que les équipes d’élus en place demain le comprendront pour prendre des décisions opportunes tenant compte de tous ces paramètres, avant que les clignotants, déjà à l’orange, ne passent au rouge !

Au terme de cette réunion le Club a invité tous les membre à partager un sympathique apéritif suivi d’un repas très animé au restaurant Le Pavé du Port.

Dans les jours à venir nous vous communiquerons les thèmes et dates de ateliers techniques 2020.

Rapport Moral

Chers amis

Nous voici une nouvelle fois réunis pour dresser le bilan de santé annuel de notre association à laquelle, je pense, vous êtes tous attachés comme je le suis avec tous les membres de l’équipe dirigeante. Votre participation nombreuse aujourd’hui en témoigne d’ailleurs !

Alors que nous entamons la sixième année d’existence de l’A.P.M.C., que dire, sinon qu’avec un an d’avance, elle a déjà atteint l’âge de raison et qu’elle se porte à merveille ?

Sa croissance reste rapide, avec un effectif qui ne cesse de croître.

Nous sommes aujourd’hui 180 adhérents pour plus de 140 bateaux amarrés au port ou sur remorque.

Notre association est devenue un acteur incontournable du port de Capbreton et son aura brille bien au-delà puisqu’elle est un moteur majeur du Comité régional des Pêcheurs Plaisanciers de la Côte Aquitaine.

Nous y portons en effet des messages nouveaux sur lesquels je reviendrai un peu plus tard.

L’année 2019 a été pour l’A.P.M.C. un très bon cru en matière de recrutement et d’animations, mais elle fut bien singulière en ce qui concerne le temps et, surtout, la présence de nos partenaires naturels et favoris, les poissons !

En vous révélant les détails de notre effectif dans mon introduction, je vous ai donné la première information positive.

Positif est aussi le bilan de nos animations qui ont réuni des participants en nombre jamais vu auparavant.

La formule fait mouche incontestablement et le bouche à oreille assure grandement le remplissage de la salle Roger Calès à chaque session nouvelle avec, il est vrai, des thèmes porteurs tels que la pêche du bar, celle du thon, celle du chipiron, avec les techniques associées présentées par des marques prestigieuses telles que Smith, Ultimate Fishing (Tenryu), Yamashita.

Nous poursuivrons en ce sens cette année 2020, avec un programme d’animation très dynamique !

Notre repas annuel a pulvérisé lui aussi un record de fréquentation avec près de 130 convives et notre sortie en cidrerie a remporté en fin d’année un beau succès de participation.

Enfin, seul point négatif de la saison passée : l’annulation du concours régional de pêche au thon.

A cela une bonne raison !

En effet, voir débarquer plusieurs tonnes de thons dans le cadre d’un concours, est quelque chose d’incongru, qui renvoie une image très négative de la pêche de loisirs !

Un nouvelle ère s’ouvre et il faut comprendre qu’une page se tourne et que des pratiques qui nous semblaient naturelles et légitimes dans un passé encore récent ne « passent plus » !

Nous avons tenté de plancher dans l’urgence sur de nouvelles règles pour maintenir ce concours, surtout pour ses suites conviviales, mais nous n’avons pu trouver d’accord en temps utile, ce qui nous a contraints à l’annuler pour l’année 2019.

Il aura bien lieu en 2020, mais sur de nouvelles bases plus... saines dirai-je ! ( limitation à 15 poissons par bateau et taille mini 75 cm ( poissons entre 8 et 10 kgs).

Cela m’amène à aborder un thème qui me semble essentiel.

Vous vous en doutez, c’est celui relatif à la raréfaction des poissons, de la ressource halieutique en général.

Voilà le sujet cardinal que je souhaite évoquer devant vous et avec vous et que je ne manque pas d’aborder lors de nos rencontres avec nos amis des autres clubs Aquitains.

Si nous avons eu une belle saison pour le thon blanc, pas une seule autre espèce ne semble épargnée aujourd’hui par une érosion d’effectif alarmante.

L’an passé, nous avons ainsi souffert de l’absence des bonites, des bars, et même des chipirons.

Pour le thon rouge l’année a été bien singulière et nous avons observé une fois encore que, pendant la période où pêcher et conserver un thon est autorisé, notre littoral n’est fréquenté que par de petits poissons. Pas question par conséquent de pouvoir en baguer un seul !

C’est au moment précis où la pêche ferme que les gros sujets arrivent enfin ! Que faire ? Pouvons-nous espérer un glissement de la période de pêche en fonction de notre singularité locale, au sud du Golfe de Gascogne ? C’est peu vraisemblable. Nous vous avons interrogés à ce sujet sur notre page Facebook et avons noté que retarder la fermeture vous semblerait légitime. Nous ferons cependant remonter votre vœu.

Mais il nous faut surtout souhaiter un assouplissement général de la réglementation pour que nous puissions enfin espérer prendre quelques poissons convenables.

Nous attendons aussi des nouvelles sur l’augmentation prévue du quota de thons rouge alloué à la pêche de loisir, mais, d’après les informations dont nous disposons, elle serait.... très limitée.

Rappelons simplement que l’on nous a accordé misérablement 1% du quota des pêcheurs professionnels, méditerranéens surtout !

Ceci m’amène à évoquer plus précisément LE sujet qui nous préoccupe tous, et pas que nous (!), puisque, voici quelques semaines, les petits pêcheurs-artisans de notre Sud Gascogne sont allés manifester devant les bureaux de Christophe Mérit, à Anglet, aux prétextes que la population de merlu s’effondre, que les règles de pêche du bar sont trop contraignantes...

Il faut que tous les pêcheurs, je dis bien tous, se mettent devant un miroir et s’interrogent sur leurs pratiques.

La pêche électrique, la senne Danoise, ainsi que les pélagiques sur les frayères à Bar ( n’oublions pas les dauphins victimes collatérales de ces techniques de pêche catastrophiques), sont des méthodes qu’il faut condamner tant elles sont destructrices pour la ressource, pour nos pêcheurs artisanaux locaux , et enfin pour la pêche récréative, qui pèse 4 milliards d’euros pour l’économie de notre pays !

Parmi nous, beaucoup de pêcheurs de bars se sont restreints, conservent quelques poissons, mais pratiquent régulièrement le no-kill.

Idem pour le thon rouge, même si je pense que, pour un tel poisson, ce peut être une hérésie, car c’est un poisson hémophile qui, s’il saigne, est condamné...

Il faut donc une prise de conscience générale de toutes les catégories de pêcheurs pour tenter de trouver une solution à la pénurie qui nous frappe unanimement.

Nous sommes prêts à émettre des propositions, mais nous ne devrons pas être les seuls.

Où sont passés turbots, bars, bonites, marbrés, soles que nous prenions en abondance sur nos plages voici encore vingt ans ?

Posons nous collectivement la question...

Parlons nous, échangeons sans exclusive, sereinement et intelligemment, et se dégageront des solutions élaborées et acceptées par tous.

C’est un processus qui a été adopté dans bien d’autres pays : aux U.S.A. en Grande Bretagne et tous les pêcheurs, je dis bien tous, ont été gagnants et ne regrettent pas aujourd’hui les quelques sacrifices qu’ils ont dû consentir pendant un temps limité.

Ne pas aller dans ce sens serait une grave erreur, serait suicidaire pour certains – pas pour nous qui ne vivons pas de la pêche – serait néfaste pour l’avenir de ports comme celui de Capbreton où l’activité de plaisance est en symbiose étroite avec la pêche.

Je vous propose donc d’entamer un temps de réflexion et de partager ensuite nos cogitations avec tous les acteurs locaux auxquels nous ferons remonter nos propositions.

Je vous remercie pour votre écoute.

Alexandre Branchet. Président de l’APMC

Veuillez trouver en pièce jointe le rapport financier de l’APMC

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